Les USA, première victime de la baisse des prix du pétrole

Avec cette nouvelle chute des cours du pétrole, il faut s'attendre pour l'année prochaine à un déclin de la production des pays qui sont hors de l'OPEP, concernant leur production d'or noir. En effet, les États-Unis en tête, la production de pétrole des pays hors OPEP devrait connaître une baisse la plus forte depuis 24 ans, avec selon l'agence internationale de l'énergie une chute évaluée à près de 0,5 millions de barils par jour à 0,4 millions de barils par jour, si l'on prend l'exemple du pétrole de schiste américain. La conséquence directe de l'effondrement des prix du pétrole est tout simplement que les grands décident de fermer les activités de production et ce peu importe l'endroit où s'effectue le gisement. Toujours concernant la production américaine, c'est elle qui devrait subir les conséquences les plus importantes et elle va donc subir de plein fouet la baisse des cours du pétrole qui, rappelons le, ont été réduits de moitié depuis un an environ. Le pétrole est arrivé fin août à se négocier sous les 40 $, ce qui était un seuil psychologique important, comme ont pu le constater toutes les personnes qui négociaient sur ce marché. Un marché donc très volatile qui est d'ailleurs déconseillé pour tous ceux qui désirent devenir des traders en investissant sur les matières premières. Quiconque désirerait gérer son argent devrait se tourner vers des valeurs plus stables comme par exemple celles des actions du CAC40.

Le combat entre pays de l'Opep et hors Opep

L'agence internationale de l'énergie analyse cette baisse à travers la stratégie de l'Arabie Saoudite mais aussi des autres membres des pays de l'organisation des pays exportateurs de pétrole qui continuent à extraire de manière très importante malgré cette baisse de prix dans l'optique de maintenir leur rentabilité et leurs bénéfices, mais surtout pour contrer l'expansion des îles de schiste qui se développe de plus en plus aux USA. C'est donc cette stratégie qui pousse les pays qui ne sont pas membres de cette organisation à mettre de côté leurs productions inefficaces et trop coûteuses, une stratégique qui s’avère pour l'instant payante. La consommation mondiale de pétrole devrait continuer à croître pour les années à venir. L’agence estime que cette année la consommation devrait être de 94,4 millions de barils par jour et estime pour l'année prochaine une augmentation qui se fixera à 95,8 millions de barils par jour. Cette augmentation sera nourrie par la faiblesse des prix mais aussi par un univers qui s'annonce rigoureux cette année.

 

 

 

 

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